La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

Classe d'inspiration T.E.A.C.C.H. et autisme

TEACCH signifie : « Treatment and Education of Autistic and related Communication Handicapped Children»

La traduction en français est la suivante: traitement et éducation des enfants autistes ou souffrant de handicaps de communication apparentés.

Il s'agit d'une approche développée en Caroline du Nord dans les années 70. L'idée générale de cette approche est de faire de l'enseignement structuré afin de développer l'autonomie des personnes autistes.

Voici un résumé simple du fonctionnement d'une classe d'inspiration TEACCH.

* L'utilisation de pictogrammes est essentielle car ils apportent du soutien visuel.

* La classe est divisée en aires délimitées clairement.

            les aires principales sont les suivantes: coin jeux, coin repas, coin bonjour, coin   pour le T.I. (signifie travail individuel avec l'enseignant) , coin pour le T.A. des enfants (signifie travail autonome), coin lecture, coin sensoriel. D'autres espaces peuvent être créés selon les besoins des élèves.

* Plusieurs élèves peuvent avoir besoin d'un horaire individuel constitué de pictogrammes ou de mots (pour ceux qui savent lire).

La structure et l'encadrement facilitent le bon fonctionnement de la classe.

            Certains enfants ont besoin que tout soit organisé pour eux, même les périodes    de jeux. 

            Utiliser des repaires pour la gestion du temps (minuterie, sabliers, etc.)

            Maintenir les exigences et agir avec cohérence.

            Instaurer des routines prévisibles pour les enfants.

L'environnement doit s'adapter à l'enfant, ce n'est pas l'enfant qui doit s'adapter à son environnement. Les grilles d'analyse ou d'observation sont très utiles pour émettre des hypothèses et trouver des solutions afin de mettre en place les adaptations nécessaires.

 

 

Pour ceux et celles qui travaillent en classe pour autistes, voici des informations qui vous permettront d'aider vos élèves à progresser d'avantage et facilitera ainsi la réalisation de vos tâches quotidiennes.

 

 Comment entrainer les élèves à faire du T.A.?

 

  • S’assurer d’être disponible pendant la séance d’entrainement au T.A.
  • Avoir des renforçateurs efficaces disponibles.
  • Remplir la grille d’analyse de tâche après chaque séance de T.A.
  • Faire des séances intensives pendant 3 ou 4 jours consécutifs. 
  • Chaque séance doit contenir 4 ou 5 séquences de travaux entrecoupés de récompenses de courtes durées.
  • Intervenir auprès de l’élève s’il oublie une étape de sa séquence de travail. (rappel verbal ou gestuel, modelage, etc.)
  •  Avoir des renforçateurs efficaces disponibles.
  • Remplir la grille d’analyse de tâche après chaque séance de T.A.
  • Faire des séances intensives pendant 3 ou 4 jours consécutifs. 
  • Chaque séance doit contenir 4 ou 5 séquences de travaux entrecoupés de récompenses de courtes durées.
  • Intervenir auprès de l’élève s’il oublie une étape de sa séquence de travail. (rappel verbal ou gestuel, modelage, etc.)

 

Quoi faire si l’entrainement échoue?

  • Analyser la grille (vous trouverez des grilles dans la section à imprimer) pour trouver quelles sont les étapes que l’enfant oublient ou n’effectuent pas adéquatement.
  • Modifier la structure de T.A. pour atténuer les obstacles.
  • S’assurer que l’enfant a les connaissances et les capacités requises pour réussir ses tâches. 

 

Exemples de structures au T.A.

 

                                                               Méthode de base:

 

  • C'est la structure la plus simple pour les élèves qui sont incapables de ''pairer'' deux images identiques.
  • L'enfant fait la tâche qui est placée sur son pupitre. Quand il l'a terminée, il la pousse vers la partie supérieure de son pupitre ou dans un bac posé par terre, juste à côté de son pupitre.
  • variante: Si l'enfant est capable de ranger sa tâche dans son bahut, laissez trois casiers libres à cet effet pour qu'il la dépose à cet endroit. Cachez les autres casiers du bahut

 

Méthode intermédiaire:

 

    • C'est une structure idéale pour les enfants qui commencent à comprendre comment ''pairer'' deux images identiques mais qui ont du mal à trouver les bons paniers de tâches dans leur bahut.
    • Installez les indices de pairages sur le pupitre de l'enfant. 
    • Mettez les paniers des tâches qu'il doit faire sur le dessus du bahut.
    • Laissez trois casiers libres dans le bahut pour qu'il range ses tâches lorsqu'elles sont terminées.
    • Cachez les autres casiers du bahut. 
    • Présentation d'un bahut pour le travail autonomePrésentation d'un bahut pour le travail autonome

                                                                 

 

  Méthode simplifiée:

Vous avez remarqué que votre élève n'initie jamais seul sa tâche? Il attend toujours que vous lui disiez de prendre son travail ou que vous pointiez son panier?

Installez sur son pupitre un support quelconque ou un bac de rangement à plusieurs tiroirs pour y mettre les tâches à effectuer. Ainsi, son travail sera sous son nez et à proximité de lui!exemple d'une installation pour le travail autonomeexemple d'une installation pour le travail autonome

 

Solutions pour petits problèmes

       

            Quand votre élève a terminé son travail autonome, il reste passif, assis à sa place. Il ne vous appelle pas pour vous signifier  qu'il a fini.

     Apprenez-lui à faire des demandes spontanées en mettant en place le programme P.E.C.S.

  •             Votre élève faisait seul son travail autonome mais depuis quelques temps, il ne collabore plus ou s'oppose à le faire.

        • Peut-être que le renforçateur n'est pas assez puissant. Trouvez une autre récompense qui le motivera d'avantage.
        • Mettez le pictogramme ou la photo de son renforçateur visible sur son pupitre.
        • Utilisez une minuterie ou un sablier pour encadrer son temps. Il aura droit à sa récompense seulement si le travail est fini dans le délai.
        • Si ce n'est pas la récompense qui pose problème, peut-être que l'enfant est tanné de faire toujours les mêmes tâches. Enlevez-lui ses vieux travaux et renouvelez son matériel.

                Votre élève n'a pas le réflexe de sortir ses tâches du panier avant de se mettre au travail. Il tente d'effectuer le travail   directement dans le panier.

        • Retirez-lui ses paniers et donnez lui des tâches ''one piece''

                Votre élève semble n’avoir aucun intérêt pour le travail autonome et fait toujours des crises lorsqu’il est en T.A.

        • Trouvez des activités ou des jeux qu’il aime et qui pourraient faire office de tâches au T.A. ex: casse-tête, encastrements, bonhommes patates, jeux éducatifs, etc.
        • Ne mettez qu’une tâche à faire mais prévoyez plus de courtes périodes de T.A. à son horaire.
        • Félicitez l’enfant lorsqu’il a terminé son travail.
        • Augmentez graduellement le nombre de tâches.
        • Intégrez graduellement des tâches qu’il aime moins dans ses paniers de tâches à faire.

    Fabrication des tâches

    • Utilisez les intérêts des enfants afin de leur faire des tâches personnalisées sur des thèmes qu’ils aiment.
    • Ayez une grande variété de tâche de manipulation et de tâches dans des fiches.
    • Assurez-vous que les tâches sont sans danger pour les enfants qui les utilisent.
    • Fabriquez autant que possible des tâches amovibles plutôt que des tâches fixes.
    • Plastifiez des feuilles d'exercices, des coloriages et des labyrinthes afin d'avoir des tâches réutilisables. Il suffit de fournir aux enfants des crayons effaçables pour effectuer ces travaux.
    • Pour apprendre à un enfant comment colorier sans dépasser les contours d'images, plastifiez des dessins et posez de la colle chaude sur les contours. 

    Dans la section Achetez mes cahiers pédagogiquesde ce site web, vous trouverez des documents idéaux pour fabriquer des tâches pour vos élèves, surtout les titres suivants: Ateliers de lecture 1 et Ateliers de lecture 2. Il suffit de découper, plastifier et coller du velcro sur les exercices proposés dans ces cahiers.

 

Les feuilles de route

 

 Pour optimiser l’efficacité d’une feuille de route, il est essentiel de respecter quelques paramètres. Voici donc quelques conseils que je vous recommande fortement d’appliquer. Choisir une feuille de route qui se compile à la journée, à la demi-journée ou à la période dépendra de l’âge de l’enfant et de son degré de difficulté.

 

 Tout d’abord, le but d’une feuille de route devrait être d’encourager un élève à s’améliorer, pas de le punir. Par conséquent, la feuille de route doit impliquer un gain ou une récompense pour l’élève. Vous pouvez y inclure des conséquences lorsque les objectifs ne sont pas atteints mais il faut miser plus sur le positif que sur le négatif.

 

 Ensuite, l’élève doit savoir que les objectifs de sa feuille de route sont atteignables. S’il croit qu’il a peu ou pas de chance de réussite et qu’il ne gagnera pas sa récompense, le système risque d’être un échec. Alors, l’élève doit obtenir un taux de réussite d’au moins 80%. Il est suggéré de baisser les exigences lorsqu’on met en place une feuille de route et de les augmenter graduellement au fur et à mesure que l’élève atteint ses objectifs. Par exemple, si la feuille de route consiste à gagner des points, on demande d’abord un faible nombre de points pour gagner et on augmente ensuite  le nombre de points exigés au fil des semaines.

 

 Aussi, lorsqu’on met une feuille de route en place, les consignes doivent être écrites clairement. Elles doivent être le plus précises que possible. Une consigne trop vaste ou trop générale (par exemple, j’écoute les consignes.) laissera place à l’interprétation ou sera trop difficile à respecter.

 

 De plus, une feuille de route ne doit pas inclure trop de consignes. Il est recommandé de cibler un maximum de trois comportements à améliorer.

 

 Finalement, une feuille de route doit être maintenue pendant plusieurs semaines pour laisser la chance à l’élève de s’améliorer. Lorsque l’intervenant juge que les objectifs sont atteints, la feuille doit être maintenue encore trois ou quatre semaines avant d’en

cesser l’utilisation. Si l’on cesse d’utiliser la feuille de route dès que les objectifs sont atteints, l’élève risque de faire une rechute et recommencer les comportements indésirables.

 

 Le lien suivant vous conduit à une liste  qui vous propose des exemples de consignes claires à intégrer dans une feuille de route.

 

Scénarios sociaux

 

Les scénarios sociaux sont des outils utiles pour expliquer aux enfants les comportements que l’on attend d’eux, leur permettre une meilleure compréhension de la situation à travailler et leur expliquer les moyens à utiliser pour trouver des solutions à un problème. Ils permettent aussi la dédramatisation de la situation visée par le scénario. Par exemple, si un enfant fait des colères quand il perd à un jeu; le scénario lui expliquera que ce n'est pas grave de perdre et pourquoi il ne peut pas toujours gagner.

 

 Pour les enfants plus jeunes, ils peuvent être créés sous forme de livre d’histoire avec des images, des photos ou des pictogrammes. Si vous planifiez de créer un scénario sous forme de livre, vous devez prendre des photos de l'enfant dans les contextes liés aux thèmes que vous exploiterez dans l'histoire. L'idéal est d'essayer de le photographier sur le vif et à son insu.

 

Quand on décide d’utiliser un scénario social avec un enfant, il doit le lire tous les jours afin de pouvoir intégrer les apprentissages du scénario. L’idéal, c’est de le lire au moment opportun.  Par exemple, si le thème du scénario concerne les comportements à adopter à la récréation, l’enfant lit ou se fait lire son scénario avant chaque récréation.

 

Si vous utilisez des scénarios déjà composés, ne vous gênez pas de les modifier afin de les adapter ou de les personnaliser afin que l’enfant se sente plus concerné par sa lecture. Vous pouvez, par exemple, ajouter le nom de l’enfant à l’intérieur du scénario.

 

Il est conseillé d'utiliser seulement un ou deux scénarios à la fois, d'attendre que les apprentissages liés à ce ou ces scénario(s) soient acquis avant d'intégrer de nouveaux scénarios.

 

Si vous créez vos propres scénarios sociaux, il y a des règles de base à respecter pour bien construire l’outil.

Tout d’abord, vous devez savoir qu’il y a plusieurs types de phrases que l’on peut intégrer à l’intérieur d’un scénario social.

—     La phrase descriptive décrit la situation, les personnes, l’action, le pourquoi des actions.

—     La phrase de perspective décrit les réactions et les sentiments des autres personnes et parfois de l’élève.

—     La phrase directive indique le type de réponse souhaitée face à la situation X. Cette phrase doit être formulée de manière positive.

—     La phrase affirmative souligne la signification et l’importance de certains éléments pertinents du scénario. Elle peut aussi faire référence aux règles établies dans la société et aux valeurs communes. Elles peuvent également être des phrases de félicitations.

Ensuite, vous devez rédigez vos scénarios en utilisant un vocabulaire simple. Le texte doit être légèrement sous le niveau de compréhension de l’élève, c’est-à-dire plus facile à comprendre que les capacités réelles de l’enfant.

De plus, il faut avoir procédé à une analyse de la situation afin de comprendre la problématique sous tous ses angles. Pourquoi l'enfant fait-il une crise dans cette situation X ? Quelles sont mes hypothèses sur les éléments déclencheurs de la crise? Quels sont les interventions efficaces pour aider l'enfant à retrouver son calme? Qu'est-ce qui pourrait motiver l'enfant à bien se comporter? Le scénario doit comporter des pistes de solutions et des explications liées à toutes ses questions.

Finalement, quand votre scénario est terminé, vous devez faire un petit calcul mathématique : comptez le nombre total de phrases. Ensuite, comptez le nombre de phrases directives que vous y avez mis. Divisez les deux. La réponse doit être égale ou supérieur à deux.  Sinon, cela veut dire que vous avez mis un ratio trop élevé de phrases directives dans le texte. Par conséquent, il faut le modifier pour corriger le tir.

 

5 éléments à inclure dans un scénario

 

* Description d'une mise en situation ou d'une mise en contexte générale en lien avec le thème.

* Dire clairement ce que l'on attend de l'enfant.

* Expliquer comment l'enfant peut réussir à faire ce qu'on attend de lui.

* Nommer un gain pour l'enfant à faire ce qu'on exige de lui.

* Parler des émotions de soi, des autres et de l'enfant.

 

 Que faire si l'enfant ne progresse pas avec l'utilisation d'un scénario social?

Après deux ou trois semaines d’utilisation d’un scénario social, vous devriez voir une amélioration chez l’enfant. Si ce n’est pas le cas, votre scénario est peut-être mal conçu, les stratégies expliquées dans le texte sont peut-être inadéquates pour l’enfant ou vous avez peut-être fait une mauvaise analyse de la situation.

 Par exemple, vous aviez peut-être pensé que votre élève fait des crises pendant les récréations parce qu'il n'aime pas jouer dehors en hiver à cause du froid. En réalité, c'est peut-être parce qu'il ne sait pas comment s'amuser dehors quand il y a de la neige. Vous pouvez donc retournez sur la planche à dessin pour chercher d'autres hypothèses expliquant les crises et ensuite modifier le scénario selon la nouvelle hypothèse retenue.

Notez, que certains enfants ne répondent pas à ce genre de méthode pour apprendre. Le scénario social peut-être inefficace même s’il est bien conçu.

 

Voici des exemples réels de situations pour lesquelles j'ai élaboré des scénarios sociaux.

Un élève de neuf ans a souvent des conflits et des problèmes de comportements aux récréations. Il a même déjà fugué hors de la cours d'école.

À noter que j'emmenais une minuterie avec moi à l'extérieur et que je mettais une minute de moins que le temps de récréation afin que l'enfant cesse de jouer avant la cloche pour faire un retour au calme avant de prendre son rang.

 

                                                                                       Le scénario

  1. À la récréation, je joue au jeu prévu à l’horaire.
  2. Je respecte l’espace de jeu.
  3. Je ne sors jamais de la cour.
  4. Si j'ai un conflit, les adultes sont là pour m'aider et ils sont contents quand je leur demande de l'aide.
  5. Un adulte emmène la minuterie dehors pour me permettre de savoir combien de temps j'ai pour jouer.
  6. Dès qu’il n’y a plus de rouge sur la minuterie, je cesse de jouer et je me rends près du mur pour attendre les autres élèves de ma classe.
  7. Parfois, un adulte peut décider d’arrêter une activité même s’il reste du rouge sur la minuterie. Alors, je dois écouter les consignes.
  8. En attendant que la cloche sonne, je prends le temps de me calmer.
  9. Quand la cloche sonne, je prends mon rang à la première place.
  10. Je garde le silence dans le rang.
  11. J'évite de toucher aux autres dans le rang.
  12. En tout temps, si j’ai un problème ou si je suis en colère, je vais chercher un adulte.
  13.  Si je ne respecte pas les consignes, je passe la prochaine récréation dans la classe à faire le travail demandé par l’adulte.

 

Un élève de dix ans cessait de travailler quand il ne comprenait pas ce qu’il devait faire mais il ne dérangeait personne. Il restait tout simplement passif jusqu’à qu’un adulte s’aperçoive qu’il ne travaillait plus et lui demande s’il avait besoin d’aide.

L’enfant répondait alors oui et acceptait notre aide pour poursuivre son travail. Je voulais l’amener à utiliser d’abord ses outils de références pour tenter de réussir seul ses travaux. Dans le cas où ses outils de référence étaient insuffisants pour l’aider à comprendre, je voulais qu’il demande lui-même de l’aide.

 

                                                                                    Le scénario

Parfois, je trouve mon travail difficile.

Les autres élèves aussi ont parfois de la difficulté.

Quand je ne comprends pas mon travail, je peux utiliser des outils de référence.

Le dictionnaire et l’agenda sont des outils de référence.

Après avoir regardé mes outils de référence, si je ne comprends pas mon travail, je lève la main.

Je ne peux pas perdre mon temps et cesser de travailler.

Quand j’ai besoin d’aide, je dois penser moi-même à lever la main.

Les adultes sont contents d’aider les élèves qui lèvent la main.

Je suis fier de moi quand je travaille bien et quand je prends les moyens nécessaires pour réussir mon travail.

autisme et troubles anxieux

Des recherches ont démontré que la prévalence de troubles anxieux chez les autistes est beaucoup plus élevée que dans la population neurotypique. J'ai deux livres à vous recommander pour aider les enfants anxieux à comprendre, apprivoiser et maitriser leur anxiété.

* Nathalie Couture et Geneviève Marcotte, Incroyable moi maitrise son anxiété, édition Midi Trente, 2011, 48 pages.

* Nathalie Couture et Geneviève Marcotte, Incroyable moi maitrise son anxiété de performance, édition Midi Trente, 2014, 48 pages.

 

Ces livres proposent de nombreuses activités à faire avec les enfants pour les aider à surmonter leur anxiété et chacune d'entre elle est accompagnée de fiches d'informations à l'intention des parents et des intervenants.

 

Page couverture du livre intitulé Incroyable moi maitrise son anxiétéPage couverture du livre intitulé Incroyable moi maitrise son anxiété

 

 

 

Comment réagir face aux comportements rigides d'un enfant autiste?

 

Lorsque la rigidité déclenche une crise, bien souvent, il s'agit de l'une des deux raisons suivantes: *Incompréhension d'une règle, d'un ordre ou d'une routine

                                 *Changement imprévu à une routine habituelle.

 

Voici quelques pistes d'intervention à privilégier:

    *Annoncez d'avance, lorsque possible, un changement

    *Reportez à plus tard, lorsque possible, l'activité annulée en expliquant à l'enfant     quand il pourra faire cette activité. Si l'enfant a un horaire visuel, simplement     placer le pictogramme ailleurs dans l'horaire.

    *Si vous annulez une activité présente dans l'horaire de l'enfant et que vous ne prévoyez pas la remettre à plus tard, placez un signe ''interdit'' sur l'activité annulée.

    * Utilisez des séquences visuelles ou des scénarios sociaux pour les situations qui     sont plus problématiques avec l'enfant.

    *Proposez une récompense à l'enfant s'il accepte de suivre la consigne donnée.

    *Selon le contexte, référez vous au calendrier, à l'horloge ou au bulletin météo     pour expliquer pourquoi une activité est annulée. Par exemple, nous ne pouvons     pas aller à la plage aujourd'hui parce qu'il y a du tonnerre et beaucoup de pluie.

    Autre exemple, en classe, les enfants ont le cours de musique le jeudi. Or, il y a eu un     jeudi de journée pédagogique. Le vendredi, au retour à l'école, une fillette voulait son     horaire du jeudi pour avoir son cours de musique et pleurait parce qu'elle avait l'horaire     du vendredi sous les yeux. J'ai emmené l'enfant devant le calendrier pour lui montrer     qu'aujourd'hui, nous sommes vendredi et que jeudi elle était à la maison (pictogramme     de maison à l'appui sur le calendrier). Ensuite, je l'ai ramenée à son horaire en lui     montrant le mot vendredi sur sa feuille d'horaire. Le problème a été résolu ainsi!

   

   

P.E.C.S.

Voici des grilles à imprimer pour coter les séances de P.E.C.S. lorsque vous entrainez un enfant à faire des demandes.

 

Phase 2A

 

 

 

Phase 2B

 

 

 

Phase 3

 

 

 

Demande verbale